Interview journal « Oeil du Sahel » Grand Prix des Champions 2014-2015

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Réponse interview Journal « ŒIL DU SAHEL »
sur le « Grand Prix des Champions CAMGALOP 2014-2015 »

Question N°1 : Pouvez-vous nous présenter le grand prix des champions CAMGALOP en quelques lignes ?

L’Association Cameroun Galop en abrégé CAMGALOP s’est fixé comme objectifs l’organisation des courses modernes, la promotion de la culture du cheval par l’organisation de la fantasia avec les cavaleries des chefferies traditionnelles, la formation des jeunes aux métiers et arts du cheval et l’amélioration de la race équine au Cameroun et contribuer à la promotion du tourisme au Cameroun.

Avant d’arriver à la phase finale du championnat des courses hippiques baptisée « LE GRAND PRIX DES CHAMPIONS » qui aura lieu le 20 décembre 2014 à Garoua, CAMGALOP a organisé des rencontres éliminatoires au niveau des chefs-lieux des Régions Maroua, Garoua, N’Gaoundéré. C’est ainsi que les trois meilleurs couples (Jockeys-cheval) de chacune des cinq épreuves règlementaires ont été sélectionnés pour représenter leur région respective à cette finale.

Placé sous le haut patronage du MINEPIA (Ministre de l’Elevage, des Pêches et des Industries Animales), « le Grand Prix des Champions » est soutenu par des partenaires comme MTN CAMEROON, la CDEN (la Centre du Développement de l’Elevage du Nord), les Brasseries du Cameroun, le SMS (le Speed Mail Services), la Société AZUR et le SIFAB (Société Industrielle de Fabrication des Aliments du Bétail).

Question N°2 : Quel est bilan de la saison hippique écoulée ?

Le bilan des activités de la saison 2013 – 2014 qui a pris fin en juillet 2014, est plus que satisfaisant.
En effet nous avons au total organisé 09 rencontres dont 05 régionales, 03 interrégionales et une grande course internationale pour finir la saison en beauté avec la participation des écuries du Tchad et du Nigeria. Ce rendez-vous international s’est bien déroulé en dépit de l’atmosphère tendue qui prévalait du fait de l’insécurité créée par le kidnapping des religieux et les multiples attaques de la secte Boko Haram au niveau de l’extrême – nord.

Sur le plan de la formation technique des jeunes jockeys camerounais, nous avons fait appel à un jockey professionnel français, Sébastien VARELA que nous remercions au passage. Cette formation qui a eu lieu à Garoua a mobilisé tous les jeunes jockeys volontaires du grand nord et du Tchad.

Au niveau de la sous-région, nous entretenons d’excellentes relations de visite et d’échanges avec les organisations équestres sœurs du Nigeria et du Tchad.

Question N°3 : Quelles sont les innovations et les perspectives pour la saison en cours ?

Il faut dire qu’on ne peut pas mener une activité d’une telle envergure sans innover. CAMGALOP qui dispose d’une équipe dynamique est particulièrement mobilisée pour relever les défis qu’elle s’est assignés pour cette saison en cours qui se décline en trois phases à savoir, l’organisation d’un championnat, d’une coupe et d’un Super Grand Prix Open (international).

Entre outre nous avons mis en place au niveau de chaque Région une direction technique des courses qui assure une organisation rigoureuse et professionnelle des compétitions. Par ailleurs chaque écurie a l’obligation de déposer auprès de notre Secrétariat général les couleurs et motifs de sa casaque.

Enfin pour donner des débouchés aux artisans, nous avons l’intention d’organiser une grande campagne de soutien à ce corps de métier en vue de la fabrication des mors, des selles de courses et des étriers et autres équipements au lieu de les acquérir à prix d’or de l’étranger.

Question N°4 : Quelle est la situation du sport équestre au Cameroun ?

Le sport équestre notamment le galop qui est la discipline la plus appréciée par le public se pratique dans les villes et villages du Grand Nord. De ce fait la majorité de nos autres compatriotes ne le connaissent qu’à travers la télévision, ce qui est un sérieux handicap et une limite pour la diffusion de ce sport au niveau national. Cependant, malgré l’absence des infrastructures adéquates comme les hippodromes et les centres de formations aux arts et métiers du cheval nous arrivons tant bien que mal à maintenir le cap avec les moyens de bord.

Ceci étant j’en profite pour souligner la piste de la ville de Garoua qui est le centre de gravité des courses hippiques au Cameroun constitue un danger permanent pour les chevaux et les jockeys et un véritable souci pour les propriétaires des écuries. A cet effet nous avons entrepris des démarches auprès des pouvoirs publics et autorités locales pour qu’un stade hippodrome digne de ce nom y soit réalisé afin de répondre à la forte demande des amateurs des rencontres hippiques.

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